Jean Doré, qui a été maire de Montréal pendant deux mandats, a laissé un souvenir marquant auprès des Montréalais, avec de nombreuses réalisations positives, mais aussi des aspects négatifs. Les avis sur sa politique sont partagés. Certains soulignent les métamorphoses importantes de Montréal qu’il a initiées, tandis que d’autres relèvent de nombreuses erreurs et décisions malheureuses durant son administration. Pour en savoir plus, consultez le site montrealyes.
Jean Doré n’a peut-être pas été le plus grand maire de la ville, mais personne ne contestera le fait qu’il a su inscrire son nom dans l’histoire de Montréal et du Canada.
Le parcours de Jean Doré vers la mairie
Jean Doré est né à Montréal en 1944. Il a fait ses études supérieures à l’Université de Montréal, où il a étudié le droit. C’est à cette époque que les qualités de leader du futur politicien se sont manifestées, alors qu’il était président de l’association générale des étudiants. Doré a également obtenu une maîtrise en science politique dans un autre établissement d’enseignement supérieur de renom de la ville, l’Université McGill.
Dans les années 1970, il est devenu l’un des fondateurs du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM). Animé d’un désir irrépressible de démontrer son talent politique et son enthousiasme, qui caractériseront toute sa carrière, Doré est devenu le chef de ce parti en 1982.
Il est impossible de parler de Doré sans évoquer le Rassemblement des citoyens de Montréal. Il faisait partie de ces maires qui servaient véritablement leur parti et se souciaient de son destin. Le RCM a été une plateforme solide qui a soutenu Doré tout au long de son mandat.
La même année, en 1982, Doré a été choisi comme candidat du RCM à la mairie de Montréal. Face à Jean Drapeau, qui dirigeait la ville depuis longtemps, Doré n’a pas réussi à remporter la victoire. Il n’accédera au poste de maire qu’en 1986, marquant la fin du règne autocratique de son prédécesseur. En 1990, Doré a été réélu et est resté au pouvoir jusqu’en 1994.

La politique de Jean Doré en tant que maire
En tant que maire, Doré a supervisé la rénovation du Vieux-Port, ainsi que de nombreux parcs et de la plage de l’île Sainte-Hélène. Le maire s’est également illustré par l’inauguration de la place Émilie-Gamelin (connue des Montréalais sous le nom de place Berri) et de la place Charles-de-Gaulle. L’ouverture du musée d’archéologie de Pointe-à-Callière est également l’œuvre de Jean Doré, une initiative qui a doté Montréal d’un lieu spectaculaire et fascinant, attirant de nombreux touristes. Les cyclistes de la ville lui doivent aussi la création de quelque 150 kilomètres de pistes cyclables.
Cependant, la politique du maire a également fait l’objet de critiques. Par exemple, il a refusé de régler une énorme dette que Jean Drapeau devait à la ville. Mais le plus grand scandale pour Jean Doré fut la situation qui s’est développée dans le quartier Overdale. Au milieu des années 1980, plusieurs promoteurs immobiliers ont acheté de nombreux bâtiments dans ce secteur et ont proposé à la Ville de les démolir pour y construire un grand projet de condominiums.
Des controverses ont éclaté au sein de l’administration municipale. Le parti de Doré, le RCM, était opposé à cette idée, car la défense des droits des locataires était l’un de ses principes fondateurs. Le maire lui-même a d’abord soutenu ses collègues sur ce sujet, mais après que les promoteurs ont proposé un projet d’envergure promettant d’importantes rentrées fiscales, il a donné son autorisation pour la démolition. Suite à cette décision, plus de 80 locataires ont été expulsés et les bâtiments ont été rasés. Les agissements de Doré ont été perçus négativement et ont provoqué une vive réaction du public contre le projet. La construction du condominium n’a finalement commencé qu’en 2015.
Aux élections de 1994, Doré a été battu. Il a tenté par la suite de revenir en politique en se présentant à nouveau à la mairie, mais cette tentative s’est soldée par un échec. Il a mis un terme à sa carrière politique et a travaillé comme directeur principal du développement des affaires dans une banque.
En 2014, Doré a annoncé qu’il était atteint d’un cancer du pancréas. C’est cette maladie qui a causé la mort de l’ex-maire de Montréal en 2015.

Ainsi, le passage de Jean Doré au pouvoir a été marqué par des événements tant positifs que négatifs. Pour de nombreux Montréalais, il restera cet homme charismatique à la moustache emblématique, qui a toujours inspiré par son énergie et son enthousiasme.